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Canada et que lui, William McDougall, est lieute- nant-gouverneur du pays. .

Le meme jour, McDougall, par une seconde pro- clamation, nomme J. S. Dennis sous-lieutenant et conservateur de la paix (! ! !) dans la terre de Rupert et les territoires, et l’autorise « a lever, organiser, équipper, approvisionner une force armée suffisante dans les dits territoires » et avec cette force armée,

« attaquer, arréter, désarmer et disperser, et a cet effet assaillir, faire feu, abattre, renverser ou enfon- cer tout fort, maison, retranchements ou les rebelles pourraient se trouver. »

Lord Granville, ministre des colonies dans le gou- vernement imperial, apprenant ces choses inouies, télégraphie au gouverneur—général, 1e 26 janvier 1870:

« J e regrette sérieusernent 1a proclamation 'émanée par M. McDougall et la commission envoyée par lui au colonel Dennis. La proclamation porte que la terre de Rupert a été transferee au Canada par Sa Ma- jesté :- ce qui n’a pas été fait. Il assume l’autorité de lieutenant—gouverneur qui ne lui appartient pas. »

« Une proclamation subséquente, » dit la meme dépéché, « autorise 1e colonel Dennis a armer ses partisans, a attaquer, a arréter, désarmer et disper- ser les hornrnes armés troublant la paix publique et assaillir, faire feu, enfoncer toute maison ou ces hom— mes armés pourraient se trouver. Si 1e colonel Den- nis avait agi en consequence, les résultats les plus de— sastreux auraient pu s’en suivre. » ,

Déja, l’honorable Joseph Howe, au nom du gou- Verne-ur général en conseil, avait écrit a Mc-l Dougall que l’organisation d’une force armée par